Dénoncer les agressions sexuelles ça ne se fait pas sans vous!

Vous avez été victime d'une agression sexuelle?

Les phases

Les phases vécues par les victimes suite à une agression sexuelle

Phase 1 : Désorganisation (état de choc)
Au cours de cette période qui suit immédiatement l’agression, la victime est susceptible de passer par toute une gamme de réactions émotives :

  • peurs intenses (peur pour sa sécurité, peur de mourir, peur d’être de
  • nouveau agressée, peur d’être seule, peur de sortir de chez elle, etc.);
  • honte et humiliation;
  • mépris, dégoût;
  • tristesse, désespoir;
  • sautes d’humeur fréquentes, confusion des sentiments;
  • impression d’être incomprise et seule avec son problème;
  • colère et agressivité;
  • diminution du seuil de tolérance dans les situations perçues comme étant une menace à sa sécurité et à son intégrité physique (ex. : ne pas aimer se faire toucher, incapable d’entendre quelqu’un parler fort, même si les propos ne sont pas menaçants, etc.);
  • sentiment de culpabilité pour ce qu’elle n’a pas fait ou pour ce qu’elle a fait;
  • sentiments liés à la perte d’intégrité (se sentir morte à l’intérieur, se sentir salie, avoir l’impression que quelque chose s’est brisé en soi-même);
  • désorganisation, anxiété;
  • euphorie : « Je suis en vie ».

Selon les femmes et la nature de l’agression, certaines auront des symptômes physiques : perte d’appétit, nausées, troubles du sommeil, cauchemars, sensation de douleurs généralisées ou spécifiques (correspondant aux gestes sexuels commis), etc.

Durant cette période, en plus de supporter une charge émotive importante, la victime doit faire face à des problèmes d’ordre pratique :

  • subir un examen médical;
  • s’assurer de la sécurité d’un lieu;
  • décider si elle déclare l’agression à la police;
  • ressentir et soigner les lésions physiques causées par l’agression;
  • justifier son absence au travail ou à l’école;
  • etc.
Phase 2 : Adaptation face à la vie extérieure
Cette phase débute en général quelques semaines après l’agression sexuelle et se poursuit durant quelques mois, selon les personnes. La victime doit faire face à la réalité extérieure, retourner à ses obligations et à ses activités quotidiennes. Elle se sent également davantage prête à le faire et désire reprendre une vie normale.

  • La victime parle moins de l’agression sexuelle et de ce qu’elle ressent.
  • Souvent, la femme continue à faire des cauchemars, même si elle n’en parle pas.
  • Elle peut nier que l’agression la préoccupe encore.
  • La victime tente de se refaire une vie où elle se sentira de nouveau bien dans sa peau.
  • Elle peut déménager, changer d’emploi ou de numéro de téléphone.
  • Certaines victimes peuvent développer des peurs ou des phobies, qui ont d’ailleurs pu apparaître durant la phase précédente : peur de la foule, peur d’être seule, peur des individus qui ressemblent à l’agresseur, peur de certaines odeurs qui évoquent l’agresseur, peur des relations sexuelles…

Durant cette phase, certaines victimes ne reviennent qu’à un niveau minimal de fonctionnement normal. Chez certaines, il peut y avoir des idéations suicidaires.
Phase 3 : Intégration et réorganisation à long terme
Cette phase survient lorsqu’une stabilité s’est installée (lors de la phase précédente). Elle varie également selon le degré de soutien de l’entourage, la façon dont la victime a été traitée, les démarches qu’elle a dû faire, etc. La victime peut maintenant mener à bien ses activités quotidiennes et est rassurée sur sa capacité de le faire. Elle devra toutefois apprendre à vivre avec le fait qu’elle ait été victime d’une agression sexuelle. Elle peut alors éprouver le besoin de repenser à l’agression afin d’éclaircir certaines questions ou émotions qui la troublent encore.

  • La frustration, la colère, la culpabilité peuvent refaire surface lorsqu’elle repense à l’agression.
  • La victime peut se sentir loin des autres, surtout de ceux qui ont une attitude ambiguë envers elle.
  • Elle ressent parfois le besoin de regarder seule la réalité en face et d’y réfléchir.
  • La victime éprouvera peut-être de la colère envers ceux et celles qui ont fait preuve d’incompréhension, d’indifférence ou d’injustice à son égard.
  • Elle peut aussi éprouver le besoin de parler à quelqu’un qui pourrait l’aider à faire la lumière sur certains points litigieux.
  • La victime peut ressentir du découragement si, après un certain temps, les cauchemars ou les peurs persistent, telle la peur d’être seule, ou si elle est incapable d’avoir des relations sexuelles.
  • La colère contre l’agresseur peut être projetée sur les proches.
  • Il peut y avoir une remise en question de certaines décisions prises au moment de la recherche de sécurité (ex. : déménager chez ses parents).
  • La personne éprouve le besoin de se sentir de nouveau libre et autonome.

Certaines femmes apprennent à vivre avec cette réalité dans leur vie. D’autres vont plutôt décider de mettre cet événement et ses conséquences de côté pour y faire face plus tard lorsqu’elles se sentiront prêtes à le faire ou qu’un événement de leur vie fera resurgir ce passé.
Saviez-vous que
1 femme sur 4 au Canada est victime d'une agression sexuelle au cours de sa vie.
CALACS Trois-Rivières
C.P. 776, Trois-Rivières
(Québec) G9A 5J9
Tél. : 819 373-1232
Téléc. : 819 373-5033

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