Dénoncer les agressions sexuelles ça ne se fait pas sans vous!

Vous avez été victime d'une agression sexuelle?

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Lorsqu’une personne de notre entourage nous confie qu’elle a été victime d’agression sexuelle, nous risquons d’être grandement surpris par cette confidence. On peut aussi être mal à l’aise et ne pas savoir comment réagir. Nous vous présentons donc des attitudes et des interventions aidantes pour la victime de sorte qu’elle se sente accueillie par vous. Cela lui permettra peut-être aussi de débuter un cheminement face à ce vécu d’agression et ainsi de mieux vivre avec le fait d’avoir été victime dans le passé.
Les attitudes adéquates pour accompagner une femme ayant été victime d’agression sexuelle
Empathie : faire preuve d’empathie, c’est tenter de percevoir l’état émotif de la femme et de lui communiquer notre compréhension de l’expérience qu’elle a vécue et des émotions qu’elle exprime. Cette attitude crée un climat sécurisant qui permet à la femme de s’exprimer et de la rassurer du fait qu’elle est entendue et comprise.

Respect : faire preuve de respect, c’est s’abstenir de tout jugement envers la femme aidée. C’est aussi la considérer comme un individu distinct et autonome et lui reconnaître sa valeur, ses forces et ses capacités. La victime a la capacité et le droit de prendre elle-même ses décisions, que l’on soit d’accord ou non avec ses choix. Le rôle d’une personne aidante consiste à accompagner la femme dans son cheminement et non à agir et vivre la situation à sa place. L’agression sexuelle a enlevé à la victime le contrôle sur elle-même et sur sa vie; il est donc important qu’elle se réapproprie ce pouvoir en commençant, entre autres, par prendre ses propres décisions.

Croire la victime : cette attitude a un effet très bénéfique sur la rémission des victimes. La personne qui soutient et accompagne une femme ayant été victime d’agression sexuelle n’a pas à faire la preuve qu’il y a eu agression sexuelle. Il est donc important de recevoir le récit de l’agression sexuelle avec ses flous et ses silences, sans jugement. De plus, il n’est pas nécessaire de connaître l’histoire de l’agression sexuelle pour aider et accompagner une victime. D’ailleurs, poser des questions sur les détails et circonstances de l’agression risque de transgresser l’intimité de la femme et ses limites psychologiques.
Les interventions aidantes lors d’un dévoilement
  • Croire la personne. Vous n’avez pas à faire la preuve qu’il y a eu agression.
 
  • Écouter avec empathie et sans porter de jugement.
 
  • L’assurer de votre discrétion et de confidentialité, à moins que les agressions persistent ou que sa sécurité soit compromise.
 
  • Ne pas lui poser de questions sur l’agression; la victime est plus importante que les événements. D’ailleurs, il n’est pas nécessaire de connaître l’histoire de l’agression sexuelle pour aider et accompagner une victime. Elle vous dira ce qu’elle considère important que vous sachiez.
 
  • Établir le contact au niveau des sentiments et non des faits. Favoriser l’expression de ses sentiments, y compris la colère et la honte.
 
  • Respecter son rythme, ses silences, sa confusion.
 
  • Se garder d’exprimer devant elle des sentiments de révolte ou de colère que vous ressentez face à la situation. Elle pourrait se retenir de parler ou encore se sentir anormale de ne pas ressentir de colère.
 
  • Être conscient que toute remarque de votre part peut apparaître comme une accusation et culpabiliser davantage la victime, compromettant ainsi sa guérison.
 
  • L’assurer de votre disponibilité.
 
  • Ne pas émettre de commentaires qui puissent mettre sa parole en doute ou qui visent son intégrité. Ex. : Es-tu certaine? Tu as couru après, tu as pris une chance…
 
  • L’aider à déterminer ses besoins immédiats et l’accompagner dans ses démarches si c’est ce qu’elle souhaite. Lui redonner le pouvoir sur ses choix, c’est l’aider à reprendre du pouvoir sur sa vie.
 
  • Travailler à la déculpabiliser et remettre la responsabilité de l’agression à l’agresseur si elle parle de l’agression. Le seul coupable, c’est celui qui l’a humiliée et blessée dans son intégrité.
 
  • Ne pas faire de distinction entre les différents types d’agression sexuelle. Les victimes ne réagissent pas toutes de la même façon, mais une agression sexuelle touche toujours leur intimité et leur intégrité psychologique. Il est donc important de ne pas minimiser, dramatiser ou comparer ce qu’elles vivent.
Saviez-vous que
56 % des agressions ont lieu au domicile de la victime ou de l'agresseur.
CALACS Trois-Rivières
C.P. 776, Trois-Rivières
(Québec) G9A 5J9
Tél. : 819 373-1232
Téléc. : 819 373-5033

Heures d'ouverture :
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